Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme : Des experts évaluent le dispositif mis en place par le Burkina

La Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), en collaboration avec le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) organise, ce lundi 23 juillet 2018 à Ouagadougou, un atelier d’évaluation du dispositif national Burkinabè de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette rencontre a pour objectif d’apprécier les performances du pays en matière de lutte contre ces fléaux. La cérémonie de lancement des travaux a été présidée par Mme Pauline ZOURE, Secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, représentant le ministre de l’économie, des finances et du développement.

Faire l’état des lieux du dispositif du Burkina en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en vue d’évaluer son efficacité au niveau du cadre juridique et institutionnel. Tel est l’objectif de cet atelier débuté ce 23 Juillet 2018 à Ouagadougou et qui se déroulera deux semaines durant.
Pour Kimelabalou ABA, directeur général du GIABA, les évaluateurs, composés d’experts internationaux, rencontreront, durant leur séjour au Burkina différentes structures en vue de comprendre de façon globale le dispositif de de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Après la visite sur place, indique-t-il, les évaluateurs fourniront aux autorités burkinabè, un projet de rapport d’évaluation dont l’adoption se fera de commun accord avec le Burkina. Kimelabalou ABA a, par ailleurs, rappelé que cette évaluation n’est ni un contrôle, ni un examen. « Le but de cet exercice est de fournir aux autorités du pays, une meilleure compréhension du niveau de conformité du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme par rapport aux normes internationales, d’y identifier les lacunes ainsi que les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme auxquels le pays est exposé et l’aider à s’attaquer aux déficiences identifiées de manière
systématique et hiérarchisée. » a-t-il affirmé.
Mme Pauline ZOURE, Secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, représentant le ministre de l’économie, des finances et du développement, a pour sa part, souligné que malgré les efforts qui sont faits pour combattre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, beaucoup reste à faire pour mieux atteindre les objectifs escomptés. Selon elle, cette évaluation est d’une importance capitale et requiert par conséquent une attention particulière de la part des Etats membres du GIABA. Pauline ZOURE a, en outre, relevé que toutes les dispositions ont été prises pour un bon déroulement du processus, qui à terme, « permettra de jeter les bases d’un Burkina Faso débarrassé des fléaux de la criminalité financière au grand bonheur des générations présentes et futures. ».
Marie-Béatrice TASSIMBEDO/TAPSOBA, la présidente de la CENTIF s’est quant à elle, lors de l’ouverture des travaux, réjouie de la tenue de cet atelier. Elle a salué la présence du Groupe d’experts au Burkina et marqué sa satisfaction quant à la participation à cette rencontre d’autres départements ministériels concernés par ces maux à savoir le ministère de la justice et celui de la sécurité.
Le Burkina Faso est membre du GIABA, depuis 1999. Il est le quatrième Pays à se soumettre à cet exercice du deuxième cycle d’évaluation mutuelle, après le Ghana, le Sénégal et le Cap Vert.

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