Bonne gouvernance : un projet de loi pour protéger les lanceurs d’alerte

Pour une bonne gouvernance au Burkina axé sur une véritable transparence, le Burkina va adopter une loi de protection pour les lanceurs d’alertes. Ces personnes, groupe ou institution, qui soucieux de la lutte contre la fraude, la corruption, adresse un signal d’alarme en vue d’enclencher un processus de régulation, de controverse ou de mobilisation. L’ouverture des travaux de réflexion sur ledit projet a eu lieu, mardi 5 juin 2018 à Ouagadougou.

Selon Wikipedia un lanceur d’alerte est toute personne, groupe ou institution qui, ayant connaissance d’un danger, un risque ou un scandale, adresse un signal d’alarme et, ce faisant, enclenche un processus de régulation, de controverse ou de mobilisation collective. Ce sont donc des personnes soucieuse de la lutte contre la corruption, la fraude, l’enrichissement illicite. A ne donc pas confondre avec les activistes qui s’adonnent à la diffusion de certaines informations sur les réseaux sociaux sans avoir vérifier. En Afrique, explique la répresentante du ministre de l’Economie et des finances, le programme de Lanceurs d’alerte est exécuté dans un nombre limité de pays dont le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Liberia entre autres.

Les lanceurs d’alerte constituent en quelque sorte un mécanisme d’alerte précoce et un moyen de dissuasion et de révélation permettant de détecter, de prévenir et de connaître les abus de tous genres et les actes de corruption. C’est pourquoi, dit-elle, le Burkina Faso ne saurait rester en marge d’un tel phénomène d’où l’engagement des plus hautes autorités du pays à tout mettre en œuvre dans la perspective de doter le pays d’une loi de création et de protection des lanceurs d’alerte. Il vise entre autre deux objectifs dont la transparence et l’encouragement de la bonne finance.

Cet atelier, à en croire la ministre répond aux besoins d’information, de concertation en vue d’harmoniser la compréhension sur la nécessité, l’intérêt et les avantages de de doter d’une loi de création et de protection des lanceurs d’alerte au Burkina. « Il serait hautement souhaitable que toutes les parties prenantes à ce processus s’investissent résolument au côté de l’Observatoire de la Justice et de la Démocratie et (ODJ) et avec abnégation pour réussir à déclencher le processus devant conduire à une loi de création et de protection des Lanceurs d’alerte dans notre pays » fait noté la ministre. Une dynamique qui contribuera à raffermir les liens institutionnels et professionnels et à renforcer la synergie d’actions entre les acteurs, dans la perspective d’une lutte efficace et efficiente contre la corruption, le blanchiment et le détournement des deniers publics ainsi que d’autres actes illégaux et illégitimes.

Internews Burkina

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