Gouvernance des pays : S’invertir dans l’éducation des filles pour un meilleur développement

La journée internationale des droits de l’enfant  commémoré chaque 1er juin a été marquée, au Burkina, par le lancement du rapport 2018 de Save the children sur la privation de l’enfance intitulé «  les nombreux visages de l’exclusion ». Un rapport interpellateur, notamment, sur la situation désastreuse des droits de l’enfant des pays de l’Afrique central et de l’Ouest comme le Niger, dernier sur la liste de 175 pays.

Le rapport sur l’état du respect des droits de l’enfant dans le monde reste, pour cette année 2018, peu accablant selon la directrice pays de Save the children au Burkina, Émilie Fernandes. Globalement, précise-t-elle, la situation s’est améliorer dans 75 pays avec une quarantaine qui a vu leur score  décroître considérablement. Les droits des enfants dans certains pays du monde connaissent donc une nette progression même si certains indicateurs restent encore inquiétants. Ce sont entre autres le taux de malnutrition, le taux de mortalité, le mariage précoce, la déscolarisation, le travail des enfants, les violences sexuelles, les déplacements lors des conflits, etc.

L’atteinte des objectifs de développement durable ne pourrait cependant se faire sans la prise en compte de trois niveaux qui entravent, non seulement l’enfance, mais aussi le développement dans sa globalité. «  Si le monde veut réussir les ODD, il faut faire en sorte que les enfants jouissent d’une enfance libre avec une accès à la santé, à l’éducation, et sans violence » explique la directrice pays de l’ONG.

En publiant ce deuxième rapport Save the Children entend révéler au monde comment les enfants sont privés de leur enfance, mais aussi de renforcer la campagne visant à atteindre leur plein épanouissement. Le rapport s’attarde ainsi sur les disparités entre les pays et les moyens  à mettre en œuvre pour le bien-être de l’enfant. Il y a lieu donc de rappeler aux dirigeants selon l’ONG de la nécessité de protéger les droits de l’enfant.

Quid de l’état au Burkina ?

Le Burkina a maintenu sa place de 165e en matière de droit de l’enfant. Un score salué par les premiers responsables de Save the Children qui recommande toutefois une amélioration de la déscolarisation  qui a atteint un niveau de 40% dépassant même le niveau mondial. On note également, le taux de mariage – 31,5%- le taux de grosses précoce ( 15 et 19 ans)- 10%- et le travail des enfants ( 5 à 17 ans) – 39%-.

L’espoir est toutefois permis avec l’engagement pris par le Burkina de protéger les droits des enfants et notamment d’interdire le mariage des enfants. Un appel a été lancé au gouvernement du Burkina  et à ses partenaires d’apporter de façon concrète des réponses à trois recommandations clés pour les enfants qui sont : – investir dans les enfants, lutter contre la discrimination à l’égard des filles, et enfin encourage l’appui du gouvernement et de tous les acteurs dans la lutte contre les causes de ses privations.

Internews-Burkina

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